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De la conception à la réalisation d'une maison familiale éco-conçue

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En pleine transition permaculturelle...

Au Salève

Au Salève

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Cela fait des années que je cultive l’esprit de "permaculture" sans le savoir ... dans ma façon de vivre, de penser, d'apprécier la nature, d’habiter et de construire bioclimatique, de nourrir ma famille, de consommer, dans ma relation avec les autres... J'aime aussi les grands espaces sauvage, marcher dans la campagne, à la montagne et au bord de l'eau...je m’enrichis aussi de nouvelles expériences grâce aux ateliers hebdomadaire de Bien-être de l’Association « équilibre et vous 74 » : yoga, pleine conscience, taï chi, sophrologie, gym sensorielle, bain de gongs, méditation, réflexologie etc.... et côté jardin, je préfère les plantes vivaces de notre terrain, celles qui s'installent et reviennent naturellement chaque année, comme les groseilles, framboises, prunes, cerises, fraises des bois, noisettes, sureau, bourgeons de sapin, ail des ours, menthe, lavande et citronelle sauvage.

Notre petit Oasis de nature
Notre petit Oasis de nature
Notre petit Oasis de nature

Notre petit Oasis de nature

jardinage à la faux ou tondeuse à main pour éviter les nuisances sonores et la pollution...

jardinage à la faux ou tondeuse à main pour éviter les nuisances sonores et la pollution...

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En pleine transition permaculturelle...
La permaculture, kesako exactement ???

Exactement ? je vais le découvrir bientôt... mais en gros, "c'est une science de conception de cultures, de lieux de vie, de systèmes agricoles utilisant des principes d’écologie et le savoir des sociétés traditionnelles pour reproduire la diversité, la stabilité et la résilience des écosystèmes naturels ou encore : c'est un ensemble de pratiques et de modes de pensée visant à créer une production agricole soutenable, très économe en énergie et respectueuse des êtres vivants et de leurs relations réciproques..."

Et bien moi ça me parle tout ça ! et en plus, je me reconnais tout à fait dans cet art de vivre ! Du coup, je me lance cette année 2016, dans une étude approfondie de cette permaculture, en autodidacte d'abord, puis j'aimerais suivre des stages et partager cette expérience avec mes amis et d'autres personnes sur la même longueur d'onde.

Les grands espaces sauvages

Les grands espaces sauvages

Mais ça vient d'où cette idée folle ???

Au lendemain du visionnement du film : « DEMAIN » , je me suis réveillée avec l'envie de changer le cours des choses !!! Ce docu-cinéma de grand succès public vient de recevoir le César du Meilleur film Documentaire ! Il explore avec une vision Positive les initiatives populaires menées par des citoyens et des municipalités du Monde pour préparer l’ère de l’après pétrole ! Sachant que les énergies fossiles et non renouvelables: pétrole, charbon,nucléaire, dont la combustion a bien pollué notre planète pendant un siècle seulement, vont s’épuiser d’ici une quarantaine d’année. Nous devons dès aujourd'hui avoir recours aux énergies propres et renouvelables comme l’énergie solaire (photovoltaïque et thermique), éolienne, hydraulique et géothermique. Mais aussi et surtout, nous devons changer nos comportements et nos habitudes ! Nous devons impérativement économiser les énergies et l’eau potable, réduire nos émissions de CO2, réduire nos déchets, les revaloriser, les recycler, préférer la mobilité douce, manger local, favoriser l’agriculture bio sans pesticides et locale, dynamiser le commerce local, encourager la Re-localisation et non la Délocalisation... Nous devons renforcer les liens et la coopération entre les habitants des villes et villages pour mieux vivre ensemble et surtout agir concrètement !

En bref, améliorer nos conditions de vie et celles de nos enfants grâce à des exemples simples à la portée de tout le monde ! c’est ça aussi la PERMACULTURE...

En pleine transition permaculturelle...
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Ce sont toutes ces bonnes raisons qui m’ont poussé à lancer un groupe de réflexion, mais surtout d'actions au niveau local ! Dans cet élan, j'ai écris un message à mes voisins, amis et connaissances habitant notre charmant petit bourg de Haute-Savoie... car parmi nous, il y a déjà beaucoup de personnes actives, des amoureux de la nature, des coopérateurs de légumes et d’oeufs, des jardiniers partagés, un jardin d’écoliers, des apprentis permaculteurs, des conducteurs de Pédibus, des randonneurs, des composteurs, des vélocipèdes, des bâtisseurs de maison bioclimatique, des troqueurs de vêtements, des trieurs de déchets, des bénévoles humanitaires, des volontaires pour la planète, une association pour la protection de l'environnement et bientôt des Incroyables Comestibles , ces jardins urbains et collectifs qui poussent partout en ville et dans les villages !

Nous avons là, près de chez nous, tous les ingrédients nécessaires pour entrer dans le mouvement de transition international !

Et ça marche !!!! en 2 jours seulement, j'ai déjà reçu une bonne dizaine de réponses positives, des voisins qui sont prêts à retrousser leurs manches pour me suivre dans cette aventure !!!!

Une rencontre est agendée le 1er jour du Printemps ! L'objectif sera d'amener des idées d'actions collectives et de nommer des coordinateurs de projets qui mèneront ensuite le bal par petits groupes.

Et comme les petits ruisseaux font toujours de grandes rivières, je publierai prochainement un nouveau blog dédié à ce projet... le voici : Salève Vivant

Le Manuel de Transition de Rob Hopkins

Le Manuel de Transition de Rob Hopkins

Le mouvement de Transition, kesako que ce truc ???

EXTRAITS tirés du site web TRANSITION :

Le mouvement de Transition est né en Grande-Bretagne en 2006 dans la petite ville de Totnes, créé par Rob Hopkins , enseignant en permaculture. Il y a aujourd’hui plus de 2 000 initiatives de Transition dans le monde, dans 44 pays, dont 150 en France, réunies dans le réseau International de la Transition.

Il s’agit d’inciter les citoyens d’un territoire (bourg, quartier d’une ville, village…), à prendre conscience, d’une part, des profondes conséquences que vont avoir sur nos vies, la convergence du pic du pétrole et du changement du climat et d’autre part, de la nécessité de s’y préparer concrètement. Il s’agit de mettre en place des solutions fondées sur une vision positive de l’avenir et qui visent à :

  • réduire fortement, individuellement et collectivement, la consommation d’énergie d’origine fossile et nos émissions de CO2
  • renforcer la résilience de nos territoires, leur capacité à absorber les chocs à venir, par une relocalisation de l’économie (alimentation, ENR…)
  • renforcer les liens, les solidarités et la coopération entre l’ensemble des acteurs du territoire
  • acquérir les compétences qui deviendront nécessaires au renforcement de notre autonomie

Dès lors, chaque groupe local de Transition trouvera par lui-même les solutions qui lui conviennent en fonction de ses ressources et de ses enjeux. Il n’y a pas de réponse toute faite. Le modèle de Transition offre un cadre de travail cohérent mais non coercitif. Le fonctionnement des groupes est horizontal et participatif. Il a comme objectifs de :

  • mettre en place des actions concrètes (achats locale et collectifs, jardins partagés , monnaie locale, Incroyables comestibles, repairs cafés recyclerie, fête, conférences…) souvent à partir de projets dormants
  • soutenir et valoriser les réalisations portées par d’autres (associations, Agenda 21, entreprises…)
  • encourager et favoriser la convergence entre les initiatives citoyennes et les actions des pouvoirs publics

Pourquoi agir localement?

  • parce que l’économie devra inévitablement se re-localiser en grande partie
  • parce que c’est le niveau auquel les citoyens peuvent inventer des solutions bien adaptées à leur réalité et passer à l’action
  • parce que c’est près de nous se trouvent les gens, les ressources et les solidarités pour agir
  • parce qu’il n’y aura pas de lois magiques qui tomberont du ciel, ni de sauveurs bienveillants qui résoudront nos problèmes à notre place

La démarche des initiatives de Transition est résumée dans le Manuel de Transition. Cette démarche consiste à aider les habitants d’un territoire à définir ensemble leur avenir et les solutions qu’ils souhaitent mettre en place. La première étape consiste à établir une vision commune qui dédramatise la mutation à venir et fournit la motivation nécessaire pour s’engager dans un profond processus personnel et collectif de changement.

Nous ne savons pas si ça va marcher, mais nous sommes convaincus que :

“Partout dans le monde, des histoires de gens ordinaires qui font des choses extraordinaires ont été collectées. Des petits territoires et des communautés locales impriment leur propre monnaie, produisent de plus en plus leur nourriture et leur énergie, relocalisent leur économie… Une idée, celle des Transition towns, qui se propage à grande vitesse, une expérimentation sociale optimiste qui propose des réponses et des solutions en ces temps d’incertitude. Dans un monde inondé de tristesse, voici des histoires pleines d’espoir et d’ingéniosité, et de tous ces petits moments qui arrivent quand on plante des légumes à des endroits inattendus”

Il est important que les Initiatives de Transition, après avoir présenté les arguments du pic pétrolier et du changement climatique, permettent aux gens d’explorer des solutions à une échelle crédible. L’une des raisons de ce qu’on peut appeler le « syndrome des ampoules électriques » est que les gens ne peuvent souvent imaginer que deux niveaux de réponses : soit les individus font des choses chez eux, soit le gouvernement agit à l’échelon national.

Le modèle de Transition explore le terrain entre les deux : ce qui peut être accompli au niveau de la communauté.

(Traduction par Guy Morant, d’après The Transition Handbook, de Rob Hopkins)

Kléa, 6 ans collabore à la construction de notre maison bioclimatique éco-conçue...

Kléa, 6 ans collabore à la construction de notre maison bioclimatique éco-conçue...

En pleine transition permaculturelle...
Pour ceux qui doutent de la faisabilité d'un tel projet...

EXTRAITS tirés du site web TRANSITION :

Les obstacles préalables (réels et imaginaires) que nous risquons de rencontrer :

"Qui va financer tout ça ?"

La Ville en Transition de Totnes débuta en septembre 2005 sans un centime, et s’est

toujours autofinancée depuis. Restez maître de la situation, ne laissez pas le manque de moyens vous bloquer !

"Ils ne nous laisseront pas faire…"

Les Villes en Transition opèrent « en douce », sans faire de victimes ou se faire d’ennemis. En tout

cas, elles ne semblent pas attirer l’ire d’une quelconque institution. En revanche, avec l’effort des entreprises pour le développement durable et la prise de conscience du changement climatique, vous serez surpris de voir combien de personnes en position de pouvoir seront enthousiastes et inspirées par ce que vous ferez, et plutôt que de vous nuire, vous aiderons dans vos efforts.

"il y a déjà des groupes écolo dans cette ville, je ne veux pas marcher

sur leur platebandes"

Tout ce que fera votre Initiative de Transition, c’est de concevoir une action concertée et un but

commun des groupes existants. Certains apprécieront sans doute beaucoup ce nouvel

apport d’énergie. Assurer la liaison d’un réseau de groupes existants autours d’un plan

d’action pour la descente énergétique renforcera et concentrera leurs travaux,

davantage que les reproduire ou les remplacer. Aspirez à ce qu’ils fassent partie de vos

meilleurs alliés, cruciaux pour le succès de votre Transition

.

"Personne ne se soucie de l’environnement dans cette ville…"

Avoir une telle idée est facilement excusable, lorsque l’on prend en compte ce que l’on

peut percevoir autours de nous comme une culture d’apathie consumériste. Mais grattez

un peu sous la surface, et vous découvrirez que les personnes les plus inattendues sont

de fervents défenseurs d’éléments clés d’une Initiative de Transition – alimentation,

déchets, histoire et culture locales.

Le secret est d’aller à leur rencontre, plutôt que d’espérer qu’ils viennent à vous.

Recherchez ce que vous avez en commun, et vous verrez que votre commune est un

endroit bien plus intéressant que ce vous vous imaginiez.

"Il est sûrement trop tard pour faire quelque chose…?"

Il est peut-être trop tard, mais il est plus probable que non. Ce qui veut dire que les

efforts de chacun sont absolument vitaux. Ne laissez pas le désespoir saboter vos efforts.

« L’incertitude de notre époque n’est pas une raison pour être certain de désespérer. » (Vandana Shiva)

" Je n’ai pas les qualifications…"

Si vous vous ne le faites pas, qui le fera ? Peu importe que vous n’ayez pas un doctorat

en décroissance soutenable, ou des années d’expérience en jardinage ou en

planification. L’important est que vous vous soucier de votre lieu de vie, que vous voyez

la nécessité d’agir, et que vous êtes ouvert à de nouvelles façons de faire participer les

gens.

S’il fallait donner un profil pour le poste à quelqu’un qui découvrirait le projet, cela

donnerait une liste de quelques qualités :

• Positif

• Sociable

• Une connaissance de base du lieu et de quelques personnes clés de la ville

" Je n’ai pas l’énergie pour faire ça !"

On attribue à Goethe la devise suivante : « Tout ce que vous pouvez faire ou rêver de

faire, commencer le. Il y a du génie, du pouvoir et de la magie dans l’audace ! »

Commencer une Initiative de Transition est une expérience qui le confirme. Quand bien

même l’idée de préparer votre village (ou votre ville, quartier, vallée, île) à une vie après

le pétrole peut vous sembler impressionnante de par ses implications, il y a quelque

chose d’indéfectible dans l’énergie libérée par le processus d’une Initiative de Transition.

Vous pouvez vous sentir débordé par la perspective du travail à accomplir et sa

complexité, mais les gens se manifesteront pour vous aider. En fait, beaucoup parlent

des coïncidences qui accompagnent ce projet, et de la manière dont les bonnes

personnes arrivent au bon moment. Il y a quelque chose dans l’audace, dans le passage

du « pourquoi personne ne fait rien » au « faisons quelque chose » qui génère l’énergie

suffisante pour continuer à avancer.

Très souvent, développer des initiatives environnementales est un peu comme pousser

une voiture à plat en haut d’une colline ; difficile, ingrat. Une Ville en Transition, c’est

lorsque l’on commence à descendre de l’autre côté – la voiture avance plus vite que ce

que vous vous y attendiez, accélérant tout le temps. Une fois que vous avez donné le

dernier coup en haut de la colline, elle développe son propre élan. Ça ne veut pas dire

que le travail n’est pas difficile parfois, mais c’est toujours un plaisir.

Voilà, mes objectifs de vie pour cette année sont fixés ! le chantier de la maison s'achève bientôt, alors maintenant je me tourne vers le jardin, qui sera bientôt une petite jungle comestible !!! tout comme les bacs à fleurs et squares de mon village d'accueil !!!

Et je ne manquerai pas d'illustrer nos efforts gratifiants dans ce blog... l'aventure continue !!!

Isab

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